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érable sycomore-Acer pseudoplatanus

érable sycomore-Acer pseudoplatanus
L'érable sycomore est un grand arbre à tige élancée, pouvant atteindre 35 m de haut et un diamètre de 3,5 m (à 1,5 m de hauteur au dessus du sol).

L'écorce est d'abord lisse et gris jaunâtre, puis gris rougeâtre et de plus en plus foncée sur les arbres âgés où elle se détache en s'écaillant en larges plaques, ce qui différentie cette espèce de l'espèce proche Acer platanoides (érable plane).

Les feuilles, opposées (comme chez tous les érables), caduques, sont palmées avec 5 lobes pointus, à dents obtuses, séparées par des sinus aigus. Ces feuilles, à long pétiole (légèrement cordiforme à la base), sont glabres et vert sombre à la face supérieure, vert mal et glauque portant des poils sur les nervures à la face inférieure.

Il ne fleurit que vers 20 à 25 ans. Les fleurs de couleur vert jaune, groupées en corymbes dressés, apparaissent avant les feuilles. Elles ont 5 sépales soudés, cinq pétales et 8 étamines.

Les fruits sont des doubles samares dont les ailes larges sont écartées, formant un angle droit.


Les maladies


Les deux affections principales sont :

une maladie des feuilles, due à un champignon (Rhytisma acerinum) qui les couvre de taches noires, avant qu'elle ne tombent précocemment.

La maladie de la cime (ou maladie de la suie de l'Erable) conduit à la mort de l'arbre après noircissement (et/ou) desquamation de l'écorce. Elle impliquerait au moins Cryptostroma corticale, dont les spores peuvent provoquer un asthme allergique (chez les bûcherons notamment auxquels il est recommandé de porter un masque ou d'abattre l'arbre infecté en hiver quand le champignon sporule le moins. La maladie des écorceurs d'érables, également due à l'inhalation de spores de Cryptostroma corticale, a été étudiée dans une papeterie du Wisconsin où 37 % des ouvriers écorceurs de troncs d'érable en étaient victime).
C'est une des pathologies répertoriées comme nettement favorisée ou provoquée par la chaleur et les canicules (avec des symptômes apparaissant jusqu'à plusieurs années après la sécheresse), le risque étant très exacerbé pour les arbres déjà stressés, par une situation exposée, un manque de lumière (arbre dit "dominé"), subite mise en lumière (par une coupe rase ou une tempête, un tassement du sol..), Ce qui invite à protéger ces peuplement par un aménagement et une gestion favorables à l'entretien d'un microclimat plus humide (gestion de type prosilva plutôt qu'en grandes coupes rases) en visant la restauration et protection de la ressource en eau dans les forêts (milieux souvent fortement drainés depuis le moyen-âge ou ayant localement perdu tout ou partie de leur humus naturel).

Les attaques de la maladie dans un peuplement s'arrêtent spontanément sans intervention humaine. De lourdes mesures curatives semblent inutile, la prévention consisite à bien pendre en compte les caractéristiques autécologiques de cet érable, en particulier qu'il apprécie un demi-ombrage, une répartition disséminée dans l'espace et un sol plutôt riche, frais, aéré et profond

La pollution de l'air et le climat urbain (air nocturne plus doux, air déshydraté) pourrait être un autre facteur d'exacerbation de ces maladies.
En France par exemple, les cas déclarés concernent surtout des zone urbaine et des parcs boisés très fréquentés (600 arbres ont ainsi été coupés et brûlés à Paris en 2005 dans les bois de Vincennes et Boulogne fortement touchés par la tempête de 1989. Aucun cas n'a été recensé sur des érables situés dans les peuplements forestiers feuillus mélangés du nord et de l'est de la France.

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# Posté le dimanche 23 décembre 2007 15:13

Modifié le samedi 01 novembre 2008 13:34

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